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 Eric FOTTORINO

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MessageSujet: Eric FOTTORINO   Mar 25 Nov - 13:38

Korsakov, de Eric FOTTORINO

Résumé :
" Moi, François Signorelli, docteur à Palerme, je me souviens de tout. Du vrai et du faux. De plus de gens et d'histoires que je n'en ai connu. Mille ans d'incertitude, tel est mon âge : ma mémoire prolifère et s'invente à mesure qu'elle se détruit, c'est un trouble neurologique désigné comme le syndrome de Korsakov. Je le sais, j'en suis un des spécialistes.
Korsakov est mon mal intime, je le tutoie. Il me ronge et me délivre en même temps. D'abord, d'un passé noir comme l'abandon. D'une enfance triste à Bordeaux dans les années soixante, de l'absence d'un père de sang. De la folie de toute une famille où ma mère n'a pu tenir debout que par l'amour de Marcel Signorelli.
Lui nous a donné son nom, celui de son propre père, Fosco, le cavalier magnifique du désert tunisien, dont les récits m'ont fait voler dans la lumière. Un coup de soleil pour la vie, que souhaiter de mieux quand celle-ci se dérobe ?
Me voici enfant et ancêtre, par la grâce de Korsakov. "
Le syndrome de Korsakov est une affection dévoreuse de souvenirs. Le docteur Françoise Signorelli qui en est atteint se voit délivré des pans sombres de son enfance et de sa vie d’adulte. Le roman d’un homme qui veut se construire une légende.

Mon avis :

C’est l’histoire émouvante d’un homme atteint du syndrome de Korsakov que l’on suit sur 3 périodes de sa vie.

Korsakov, c’est ce qu’on appelle « l’alzeimer des jeunes » : la mémoire s’efface, remplacée par des souvenirs fictifs ou non. La personne d’approprie un passé qui n’est pas le sien.

Nous suivons donc l’histoire de François Ardanuit, qui deviendra François Signorelli à la suite de l’adoption par le mari de sa mère. Cette adoption apportera à l’enfant, puis à l’adulte qu’il devient, une sécurité affective ainsi qu’une identité et un nom de famille qui lui permettront de résister plus tard à l’effacement de sa mémoire.

L’auteur Eric Fottorino a un style émouvant, très imagé, qui nous touche et nous entraîne au fil des pages, dans la destinée de François. De sa relation intime avec sa mère, à la relation compliquée qu’il entretient avec son père biologique « M. MAMAN », le lecteur découvre une vie passionnante, où la psychologie a la part belle.

La vie de ce héros malmené par la vie nous montre à quel point des relations d’amitié ou d’amour peuvent servir de pilier de résilience et permettre de s’accrocher à la vie.

L’histoire commence à Bordeaux (descriptions très fortes d’un Bordeaux étouffant), puis continue à Palerme (le soleil transparaît au travers des lignes) et se termine sur les côtes tunisiennes avec l’histoire du grand-père adoptif.

C’est l’histoire d’une vie après la mort, entendons par là la vie intellectuelle.

C’est un livre que j’ai dévoré et que je dévorerai encore et encore.. c’est une merveille, abordable par tous, interprétable de multiples façons par tous.

Caresse de rouge, de Eric FOTTORINO

ça commence par un incendie... une femme et son petit garçon disparaissent, personne ne sait où ils sont. L'assureur qui est chargé de vérifier les dégats est choqué : quelques mois plus tôt il a perdu son petit garçon de 3 ans dans un accident et sa femme est partie. Dans sa tête, c'est la bousculade et il arrête de travailler. Pendant son repos forcé, il va se remémorer sa vie passée, les années avec Colin, son petit garçon...

Je voulais lire un livre de Eric Fottorino car j'avais adoré "Korsakov" (voir ma critique de ce livre). Je retrouve dans "caresse de rouge" (c'est le livre que l'auteur m'avait conseillé de lire en premier) la relation père-fils qui lui est chère. Je retrouve aussi son style envoûtant et ses personnages qui se cherchent et s'analysent. Par contre, c'est un roman qui fait à peine 200 pages et il se lit vite. Comme dans "Korsakov", on lit dans les pensées du personnage principal et cela permet de mieux l'apprécier et de le comprendre...

j'ai terminé ce livre.... étonnant et édifiant....jusqu'où peut aller l'amour d'un père.... je ne peux en dire plus sans dévoiler l'intrigue mais je le conseille ; il est très bien écrit.
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Eric FOTTORINO
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