LIRE & ECRIRE

Ce groupe se veut ouvert à tous ceux qui aiment la musique des mots de notre belle langue française. Il aurait pu s'appeler nid de plumes, puisqu'il a vocation de réunir les amis de l'écriture... comme de la lecture !
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Forum

Partagez | 
 

 Chapitre 3

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fee_Gnomene
Admin
avatar

Messages : 324
Date d'inscription : 24/11/2008
Age : 50
Localisation : Saint Denis (93200) France

MessageSujet: Chapitre 3   Mar 27 Jan - 17:22

Chapitre n°3- Veillée d’Armes

Sanderus a regagné son appartement près du parc communal et convoque Bollens. Son fidèle ami, accourt aussitôt.

Sans dévoiler ses liens familiaux avec Peg, il lui explique, qu’il a pris l’engagement auprès de sa mère, le ministre d’Etat Langevin de protéger sa fille.

« Tiens, il y avait longtemps que tu n’en parlais plus de celle la.

Après ton mariage avec Marguerite. (Voir « La Cité sous la ville », du même auteur.) Tu n’en as jamais plus parlé.

Alors, la brouille est finie, trente ans que ça dure, elle a la dent longue. »

« Je ne te permet pas, il n’y a jamais rien eu avec cette dame.

« Mon œil, quand tu es rentré de ton voyage à Liège avec « Adrienne », tu étais comme un jeune marié qui n’en revient pas d’avoir gagné le gros lot. Elle doit avoir pris de la bouteille en trente ans ta dulcinée. »

« Elle a septante neuf ans comme moi. »

« Elle a raison, tu es encore solide comme bâton de vieillesse. »

Puis Jef Bollens s’arrête net, il a compris que la situation plus sérieuse qu’il ne parait, requiert toute son attention.

Bollens recrute encore des indicateurs dans le milieu et même chez les Chinois des Marolles.

Ils se sont regroupés en colonie, non pour se défendre de la police, mais pour se méfier des nouveaux émigrants caviardés par la police chinoise. Pour donner le change, les sbires du parti possèdent souvent des passes ports taïwanais.

Les heures suivantes, Jacques Sanderus arpente son appartement, exaspéré par un CD de Mozart qui d’habitude présente des propriétés calmantes, comme un lion en cage, il va, il vient, incapable de rester en place en attendant des nouvelles.

Vers huit heures du soir Jef revient avec des éléments de réponses. Certains Chinois de la colonie recherchent des compatriotes comme gardiens d’immeuble du nouveau quartier près de l’autoroute de Namur, dans un immense complexe d’appartements, presque désert et inoccupé encore.

Le lendemain avant huit heures, Bollens et Sanderus se rendent au carrefour du boulevard des invalides et de la fin de l’autoroute, de hautes grues de Chantier leur servent de point de mitre, et ils découvrent ce gigantesque ensemble d’appartements tous semblables, délimités par des tours larges dans le même ton gris que le reste. L’uniformité des teintes et leur continuité aussi loin que porte la vue crée une impression pesante de tristesse que n’avait pas prévu l’architecte de ce remarquable ensemble, refermé sur lui-même par une cour intérieure très vaste qu’on aperçoit à travers la grille. Cet espace vert pas encore livré aux jardiniers accentue cette impression de casernes abandonnées. Les vitriers ont terminé la pose du double vitrage.

On ne voit que les casques jaunes des ouvriers qui interdisent l’accès des bâtiments.

Si les Chinois ont acheté des appartements ici, ils ont bien choisi, la sécurité est remarquable, sans que le complexe soit encore habité, les petites voitures rapides blanches et bleues de la police communale font déjà des rondes continues dans le quartier. Bollens compte beaucoup sur un indic chinois qui a promis de rendre visite aux promoteurs.

Les deux retraités ont trouvé un coin oublié par la construction, L’herbe haute n’est plus fauchée, deux bancs en bon état et une poubelle publique attendent le passant qui cherche un raccourcis. Assis l’un à côté de l’autre, sur le banc qui reçoit un rayon de soleil, ils attendent ou ils réfléchissent. Ce jour de début de septembre hésite entre la bruine et le soleil, lorsqu’un homme de grande taille emprunte le chemin, un mètre de bois jaune glissé dans la poche ad hoc du pantalon. « Pardon Monsieur » dit Sanderus, « pourriez-vous me dire si certains appartements sont déjà loués ? »

« Loués, oui, certains le sont depuis la réalisation des plans, mais habités, non, les compteurs d’eaux de gaz et d’électricité ne sont pas encore raccordés.

Il y a eu des réclamations de la part de riches Chinois qui doivent arriver de Chine et dont les mandataires furieux se sont installés en attendant dans une vieille villa. »

Il ne fut pas trop difficile de trouver l’emplacement de cette dernière. Les locataires précédents dérangés par le bruit incessant des travaux, avaient retentir leurs plaintes dans tout le voisinage. Une femme qui balayait son seuil nous fournit le renseignement immédiatement.

C’était un grand bâtiment délabré, en brique rougeâtre, non rejointoyée à proximité d’un square avec des jeux d’enfants.

A cette heure vides, deux bancs attendaient les mères des bambins.

Tandis qu’ils bavardaient de choses et d’autres, ils virent un jaune en salopette qui sortait de la maison avec une poussette bleu marine qu’il fit rouler jusqu’au square et qu’il abandonna sous les feuilles.

Le jaune parti, Bollens retrouva dans la poussette, une bonbonne de gaz bleue.

Peg était probablement retenue prisonnière dans cette maison.

Quelques heures plus tard, Gazoil, l’indic de Bollens faisait son rapport. On lui donnait ce surnom, parce que le plus clair de ses revenus venait du Diesel qu’il siphonnait dans les réservoirs des gros camions garés sur des parkings solitaires.

Il avait réussi à se faire embaucher par le groupe de Chinois qui semblait attendre d’importants personnages venus de Chine.

A suivre

Fin du chapitre n°3
Revenir en haut Aller en bas
http://partirailleurs.canalblog.com
 
Chapitre 3
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Spoil Bleach chapitre 274
» Bleach - Chapitre 322 BKT
» Bleach - Chapitre 423
» Chapitre 511
» One Piece Chapitre 535 :

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LIRE & ECRIRE :: "Peg de mon coeur"-
Sauter vers: