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 Chapitre 2

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MessageSujet: Chapitre 2   Mar 27 Jan - 17:21

Chapitre 2. - Ce ne sont pas des enfants de chœur.

_______________________________________

Trois jours plus tard, Sanderus avait élu domicile provisoire, dans une chambre garnie de la rue du Temple, dans une vieille maison occupée par une vieille dame qui portait matin et soir des mitaines de dentelles et lui faisait du café pour le petit déjeuner. Il avait délaissé sa voiture trop voyante pour un DP et retrouvé avec plaisir son vélomoteur dans son garage, la nuit, il l’accrochait à la grille des cuisines caves de sa propriétaire. Au fait, voyant les allées et venues de visiteurs furtifs, il découvrit que la vieille dame vivait dans les caves et louait les chambres de ses deux étages aux couples à la recherche d’intimité. Ce matin là, habillé de sa salopette verte, dès les petites heures, il entreprend de décorer la salle avec des plantes vertes, louées à un spécialiste. Un autre, lui apportait des chaises dorées.

Le vieux révolutionnaire lui avait confié qu’ils allaient recevoir la visite d’un groupe de Chinois de Pékin en voyage en Europe soucieux de rencontrer des démocrates d’extrême gauche.

Tous les membres du mouvement étaient assis sur les chaises dorées et attendaient les visiteurs. On avait même invité la concierge de l’immeuble en tablier à fleurs et ses trois enfants pour faire nombre. Après en avoir délibéré les membres du Bureau, avaient décidé d’offrir le champagne à ces voyageurs.

De deux limousines noires et d’un fourgon, six chinois en combinaison encadraient deux petits hommes habillés de trois pièces bleus. Sanderus leur trouvait un air louche. Ils semblaient sur le qui vive, comme s’ils craignaient l’arrivée de la police.

Jacques pensait, elle s’en fout la police, nous sommes dans un pays de liberté.

Les Chinois, qui Sanderus en aurait mis la main au feu, étaient armés. On les reçu tout d’abord dans le bureau des exécutifs, et l’un des hommes en bleu de se présenter : "Je suis Lin Py You, chef de la délégation en Europe. Je vous saurais gré de me présenter vos dirigeants. Il y eut un moment de flottement : qui allait prendre la parole en qualité de président ?

Despiens conscient qu’il serait discuté, dit : « C’est moi, camarades » Il avait failli dire Messieurs, tant les deux Chinois avaient des apparences bourgeoises.

Lin Pi You reprit : « Je salue le grand révolutionnaire qui n’a pas craint d’exposer sa vie et sa liberté pour défendre son idéal. » Despiens se rengorgeait devant ces éloges.

Le jaune reprit à nouveau. « Nous voudrions connaître Peggy Lange, qui née dans un milieu réactionnaire a toujours fait montre de la plus grande efficacité. »

Despiens a désigné la jeune femme qui est immédiatement encadrée par deux des gardes chinois.

Lin py you dit d’une fois forte. « Au nom du parti communiste chinois qui possède un pouvoir international, le comité central du parti a décrété que vos interventions politiques sont déviationnistes et témoignent d’un profond mépris pour la Chine et son fondateur le génial président Mao.
En conséquence, nous vous arrêtons et vous serez transmises par les voies les plus promptes à Pékin où vous serrez jugée pour vos crimes contre l’humanité »

« Mais vous n’avez pas le droit, s'interposa Despiens, vous êtes ici en Belgique et seule la police du Royaume peut procéder à des arrestations.»

« Vous, taisez vous, vous êtes aussi coupable qu’elle, vous avez pactisé avec le régime, votre remise en liberté prouve votre reniement. » Les deux gardes rouges avaient saisi Peggy et lui passaient les menottes.

Sanderus, derrière une plante verte, saisit son 375 Magnum.

Il fallait tout d’abord éliminer les quatre gardes qui braquaient des Kalachnikov sur les assistants.

Niscarra, un jeune militant se mit devant Peggy, un des gardes tire et le touche à la poitrine, le garde s’effondre aussitôt abattu par le tir de Sanderus qui, dans la foulée, exécute un second garde rouge et en blesse un troisième. Surpris, les Chinois tirent dans les trois globes de verre mat qui éclairent la pièce.

Les Chinois se retirent par l’escalier.

Despiens avait sorti un walter ultra plat en criant : « Ces salauds ont enlevé la petite. »

Déjà, on entendait les véhicules de l’escorte démarrer dans la rue. Sanderus s’est jeté sur le téléphone. « Allo première division, ici le commissaire Sanderus mandaté par la sûreté de l’Etat, envoyez-moi une ambulance avec un réanimateur et l’identité judiciaire, et du monde s.v.pl. en vitesse ! »

Une minute plus tard, des agents en civil montaient l'escalier, ils étaient en surveillance de l’autre côté de la rue.

Puis ce fut Cambréziers, commissaire principal à la Sûreté. « Sanderus, bonjour, heureusement vous n’êtes pas blessé.
Vous connaissez le commissaire Barjot de la P.J., qui a infiltré ces malfrats. Il désignait Despiens qui depuis des mois s’était introduit dans le DP. Le vrai Despiens, épuisé par des années de luttes et de détention dans divers pays, avait été découvert inanimé à Bruxelles. On l’avait conduit dans un home de vieillard dans la province de Luxembourg. Quelques années plus tard, il décédait, la sûreté avait intercepté le dossier et avec les papiers de Despiens, Barjot maquillé, méconnaissable, avait tenté de pénétrer ce repaire.»

« Je n’avais qu’une peur c’est que tu me reconnaisses. » dit-il à Sanderus. Mais celui-ci préoccupé par le sort de Peggy ne répond pas.



Fin du chapitre n°2.

Copyright –Jean-Christophe.
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