LIRE & ECRIRE

Ce groupe se veut ouvert à tous ceux qui aiment la musique des mots de notre belle langue française. Il aurait pu s'appeler nid de plumes, puisqu'il a vocation de réunir les amis de l'écriture... comme de la lecture !
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Forum

Partagez | 
 

 Patrick SÜSKIND

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fee_Gnomene
Admin
avatar

Messages : 328
Date d'inscription : 24/11/2008
Age : 50
Localisation : Saint Denis (93200) France

MessageSujet: Patrick SÜSKIND   Ven 5 Déc - 16:35

En ce qui concerne LE PARFUM, de SÜSKIND, Je l’ai relu pour une lecture commune sur le groupe de Julianne en mars 2004,car je l’avais déjà lu. J’avais été enchantée. Au fil de la lecture, mon nez était gorgé des odeurs décrites dans le livre. Je voyais les scènes comme si j’y étais, le style d’écriture est magique. Quand je lis ce qu’a écrit Agnès94, (voici une partie de sa critique que je reporte ici : Le parfum est tout d'abord pour moi un livre curieux, très original de par le sujet qu'il traite. Il donne tout d'abord un aperçu du paris du 17ème siècle et nous montre le côté sombre, souvent caché, souvent inconnu de cette ville. Mais il se focalise principalement sur les odeurs, et en particulier sur le côté maudit que revêtit tout de suite une personne qui n'a pas d'odeur. Car en effet, Jean- Baptiste Grenouille est né dans les ordures, d'une mère de nombreuses fois infanticide et pourtant il survit, de façon miraculeuse. Personne ne veut de lui et son but ultime devient la survie. On ne lui inculque aucune valeur, il est bestial, inhumain, étranger à la société. Mais il n'a pas d'odeur, il ne sent rien, et va développer un odorat exceptionnel, digne du meilleur flair animal, comme pour tenter desespérément de déceler un parfum sur son pauvre corps inodore. Ce livre est une très bonne analyse du caractère et de la façon dont agit une personne qui n'a jamais été élevée, qui ne connait pas les préceptes d'une société et qui n'a pour but que d'arriver à ses fins. De plus, le style est précis, clair et les descriptions d'odeurs sont très recherchées et tentent de nous faire partager ce parfum. De plus, il y a un certain côté mystique, avec la recherche et la création par Grenouille du parfum absolu, qui donnera imédiatement à celui qui le porte le pouvoir de plaire à tout le monde et de paraître totalement pur. Evidemment, symboliquement, ce parfum est crée par le mélange des parfums de 25 beautés encore vierges...Certains penseront pourtant que la fin est prévisible, mais je pense que l'on ne pouvait finir qu'ainsi. Des prolétaires en marge de la société, tout aussi bestiaux que Grenouille, le mangent, comme le faisaient les peuples cannibales pour acquérir la vertu de leurs victimes en le faisant rentrer dans son corps...Comme quoi, l'homme a des pulsions que seul l'homme civilisé et doté de raison pourra surmonter. ) je ris car je ne peux pas ajouter grand chose ! je pensais la même chose.

Toutefois, à cette deuxième lecture, j’ai vu l’histoire sous un aspect différent. Comme à mon habitude, je l’ai vu du côté de la psychologie.

Car finalement, ce bébé est abandonné de la pire façon qui soit . Puis, trimballé de nourrice en nourrice, aimé de personne, voire détesté, il ne trouve aucun substitut paternel ou maternel, donc aucun tuteur de résilience qui pourrait lui permettre de « s’en sortir ». Ainsi lorsqu’il atteint ses 18 ans, et qu’il se retrouve « libre » (qu’est-ce que la liberté pour lui ?) il ne peut que tenter de rechercher son identité. C’est ainsi que je comprends l’épisode de la grotte, telle un utérus géant qui l’abrite et le nourrit le temps qu’il arrive à terme et puisse naître au monde.

Plusieurs voies s’offrent à lui et malheureusement, comme tout adulte ayant été maltraité enfant, il choisit la mauvaise, celle du mal. En fait, pour lui, ce n’est pas du mal. Il recherche chez les autres, en prenant leur odeur, ce que nous prenons chez nos parents pour nous construire.

La fin de l’histoire semble grotesque mais finalement, elle montre que cet être s’en est sorti, tout seul, il s’est fabriqué lui même des identités, le parfum et les odeurs se révélant finalement avoir été des piliers de résilience.

Une question : est-ce que SÜSKIND est le véritable nom de l’auteur ? parce que, si ma mémoire est bonne, cela voudrait dire en allemand « enfant sucré »
Revenir en haut Aller en bas
http://partirailleurs.canalblog.com
 
Patrick SÜSKIND
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Patrick Süskind
» Patrick SÜSKIND (Allemagne)
» Patrick Süskind : Le Parfum
» [Süskind, Patrick] La Contrebasse
» [Süskind, Patrick] Un combat et autres récits

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LIRE & ECRIRE :: LIVRES RECOMMANDES & CRITIQUES : :: Auteurs, de A à Z :: R & S-
Sauter vers: